Coût du service public des déchets : 104 € par Francilien en 2023
Avec 7 % d’augmentation entre 2022 et 2023, l’ORDIF estime à 104 € hors taxes par habitant le coût aidé de gestion des déchets ménagers et assimilés (DMA) en 2023.
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Dans un contexte de pressions budgétaires croissantes, renforcé par des évolutions réglementaires et fiscales impactant directement les dépenses, le suivi précis des coûts et la compréhension de sa structure s’avère indispensable pour les intercommunalités souhaitant maîtriser la dépense consacrée à la gestion des déchets.
L’ORDIF publie son rapport 2023 sur l’analyse des coûts du service public de prévention et de gestion des déchets. Ce document vous offre les éléments de référence franciliens sur la structuration des coûts construit à partir des données fournies par 39 collectivités (64 % des EPCI), représentant 6,64 millions d’habitants, soit 64 % de la population régionale hors Paris.
Ainsi, l’analyse détaillée des coûts franciliens montre que la prise en charge des ordures ménagères et assimilés [OM résiduelles, recyclables secs en et hors verre, biodéchets] s’élève plus de 76 € par habitant soit 71% du coût des DMA (Ordures ménagères et assimilés, déchets occasionnels en déchèterie et hors déchèterie). La gestion des "ordures ménagères résiduelles" dans la région reste toujours le premier poste de dépenses pour les différents territoires.
Répartition des postes de dépenses

Si les charges de précollecte et collecte représentent 45 % des dépenses, pour près de 60 € par habitant (38 % à l'échelle nationale en 2023), les charges de transport et traitement restent majoritaires avec 49 % des charges (49 % à l'échelle nationale en 2023), pour 65 € par habitant. La prévention, reste toujours le parent pauvre des dépenses avec moins de 2€ par habitant.
Au-delà des grandes tendances identifiées à travers ce suivi agrégé des coûts, ce rapport pourra permettre aux collectivités franciliennes de situer plus précisément leurs coûts de collecte et/ou de traitement sur les différents flux qu’elles prennent en charge. Cette analyse peut constituer une première étape avant de s’interroger sur les facteurs expliquant potentiellement les écarts observés pour identifier d’éventuelles pistes de maîtrise des coûts.
L’ORDIF anime un observatoire des coûts de gestion des déchets ménagers et assimilés pour pouvoir communiquer aux acteurs du service public des éléments de référence franciliens en la matière et leur permettre de situer leurs coûts au regard de « standards » régionaux ou nationaux. Ce dispositif est rendu possible grâce à la formalisation d’un cadre de présentation et d’identification des coûts formalisé par l’ADEME : la matrice des coûts. Le service public des déchets est aujourd’hui l’un des rares à bénéficier d’un outil partagé et reconnu par toutes les parties prenantes du secteur.
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Économie




