Mise en place il y a plus de trente ans, la collecte sélective francilienne reste à un niveau bas. Le recyclage des papiers et emballages, confié aux collectivités, plafonne au tiers du gisement jeté en Île-de-France. Plus globalement, la moitié des déchets ménagers résiduels collectés chaque année aurait dû soit être évitée, soit captée et détournée du chemin de l’incinération. Dans le même temps, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères levée par les collectivités pour financer le service public se rapproche de deux milliards d’euros en 2024, contre 1,3 milliard d’euros en 2010.
Pourtant, les actions se sont multipliées, ces dernières années, pour la prévention et le recyclage des déchets : cette situation interroge donc le modèle mis en place à partir de 1992 en Île-de-France, un territoire spécifique, marqué par une très grande densité de population.
Cette interrogation centrale sera abordée lors de la nouvelle matinale “Déchets et économie circulaire” de l’Institut Paris Region. Lors de cette rencontre, il sera question, notamment, de dresser un état des lieux des performances techniques et économiques des collectes sélectives, et de partager les actions menées par les territoires et acteurs du secteur pour améliorer le taux de captage des collectes sélectives afin d’atteindre les objectifs régionaux tout en maîtrisant les coûts.